RÉFLEXIONS & TRANSFORMATIONS CULTURELLES

Les 3 bonnes pratiques à connaître avant de lancer votre projet l’intrapreneuriat

L’implantation d’une culture d’intrapreneuriat stimulant l’innovation est un levier managérial puissant pour inciter l’initiative et la prise de risque.

En quoi consiste l’intrapreneuriat ? c’est un dispositif de transformation culturelle mis en place par une entreprise qui souhaite injecter de la prise de risque et de l’innovation dans sa culture tout en maitrisant le cadre et l’investissement autour des projets portés par leurs collaborateurs.

Mais un programme d’intrapreneuriat exige un accompagnement, du temps, des ressources, une palette d’outils et de méthodologie pour permettre l’émergence de tout son potentiel.

Sans ces conditions préalables, le risque de mettre les intrapreneurs en difficulté est quasi inévitable, les laissant ainsi seuls face à l’échec.

La construction et le déploiement d’un programme sont longues et difficiles. Même s’il n’y a pas de recette universelle, il existe cependant quelques bonnes pratiques pour minimiser les risques d’échec et de frustration.

#1 Ne pas survendre les finalités et les résultats du projet.

Un programme d’intrapreneuriat ne doit pas être une simple « vitrine » de communication pour l’entreprise qui initie ce changement culturel. Les objectifs doivent être clairs, et les retombées, transparentes et réalistes.

Avant de lancer ce vaste projet, Il est indispensable pour les porteurs du projet de quantifier précisément les ressources internes (financières, organisationnelles, le sponsoring de l’exécutif) pour éviter de générer, au mieux, de l’incompréhensions et au pire de la frustration.

#2 Injecter au préalable de l’innovation à tous les niveaux de l’entreprise.

Un changement de culture ne peut pas être porté à bout de bras uniquement par une équipe restreinte, l’acculturation et l’innovation doivent impliquer un maximum de collaborateurs et toucher tous les niveaux de l’entreprise, du stagiaire fraichement arrivée aux membres du Comex.

Pour permettre à l’innovation de se diluer dans toutes les strates de l’entreprises, il est donc primordial de créer (de manière collaborative) une culture, des valeurs et des codes en commun. Réfléchir ensemble pour s’assurer que les points de vue et les attentes soient claires pour l’ensemble des parties prenantes.

Il est important également de considérer l’intrapreneuriat comme un des nombreux leviers de transformation culturel des organisations, il s’inscrit donc dans un ensemble de dispositifs de promotion de la culture d’innovation. Seul il familiarise, avec d’autres dispositifs d’innovation, ils transforment.

#3 Promouvoir la prise de risques c’est accepter que des projets d’innovation n’aboutissent pas.

Aborder un programme d’intrapreneuriat sur l’unique aspect des résultats, c’est l’assurance de mettre en difficulté le projet avant même son déploiement.

Déployer ce type de programme est déjà une démarche d’innovation. Découvrir de nouvelles manières de travailler en équipe, de plonger dans de nouveaux modes d’organisation nécessitent du temps et de l’expérimentation.

Créer un environnement propice et donner du temps à l’expérimentation, c’est permettre à l’innovation de porter ses fruits tout en acceptant l’échec comme une donnée de l’équation.

L’échec est une source d’enseignement à condition de donner toute son importance au feedback pour permettre au collectif de tirer profit des échecs des uns et des autres.

Pour résumer ...

  • Il est primordial de ne pas compter uniquement sur l’intrapreneuriat pour amorcer un changement de culture axé sur l’innovation.
  • Il faut s’assurer que les moyens sont à la hauteur des enjeux, que le programme implique l’ensemble des collaborateurs et qu’il bénéficie du soutien de l’exécutif avec des projets d’innovation alignés sur les objectifs et la stratégie de l’entreprise.
  • Permettre aux collaborateurs d’initier des projets, c’est aussi accepter l’échec pour mieux valoriser la prise de risque et l’innovation.

Jean-Noël Chaintreuil

Jean-Noël est le directeur de 231E47, le premier laboratoire d’acculturation, basé à Paris, Toulouse, New York, San Francisco et Singapour.

Il accompagne, depuis plus de 15 ans, les entreprises et les institutions, dans la définition et la mise en œuvre de leurs stratégies de transformations culturelles et d’acculturation digitale.

Il partage également son expertise dans les médias, en conférences et en universités à l’international (SF, Abu Dhabi, Singapour, Londres, etc), coache de nombreux directeurs et écrits des ouvrages pédagogiques sur ces problèmatiques – son dernier ouvrage « RH & Digital » a reçu le Prix du Livre RH 2016.

Et si vous veniez en discuter avec nos experts autour d'un café ?

231E47 accompagne des grands groupes dans le déploiement des programmes d’intrapreneuriat et d’acculturation. Échangeons sur vos projets et problématiques :